Le Mozambique dispose d’importantes richesses naturelles et humaines, économiques et culturelles encore largement inexploitées. La taille du pays constitue toutefois un handicap pour leur mise en valeur qui s’est vérifié au cours de l’histoire.
Le Mozambique est un pays d’Afrique australe de 799.380 km² , baigné par les eaux de l’Océan indien. Traversé en son centre par le tropique du Capricorne, il s’étend du 10è au 27è parallèle sur plus de 2.500 km du nord au sud ; des fleuves au débit important (au premier rang desquels le Zambèze) s’écoulent d’ouest en est et constituent autant d’obstacles naturels à la circulation. L’isolement relatif au cours des siècles, la diversité des milieux naturels et les facteurs ethno-culturels ont engendré des identités régionales que ni la colonisation ni le pouvoir central ne sont parvenus à estomper.
Les Portugais avaient coutume de séparer la colonie du Mozambique en trois zones ; nord, centre et sud. Ce découpage, marqué par le cours du Rio Save et du Rio Ligonha, reste pertinent à bien des égards, mais le découpage administratif prend aujourd’hui appui sur 11 provinces (dont celle de Maputo). Le Mozambique a une frontière commune avec six des Etats-membres de la SADC : l’Afrique du sud (491 km), le Swaziland (105 km), le Zimbabwe (1.231 km), la Zambie (419 km), le Malawi (1.569 km) et la Tanzanie (756 km).
Le Mozambique comporte trois zones géographiques bien marquées.
Une zone de basses terres (jusqu’à 200 m d’altitude environ), qui représente 45 % de la superficie du pays et s’organise à partir de la frange littorale. Au sud, la côte sableuse forme des dunes boisées (parmi les plus hautes du monde), pratiquement sans discontinuer de Ponta de Ouro au sud à Vilankulos (archipel de Bazaruto). Quelques lagunes (Bilene, Quissico) et l’embouchure du Limpopo rompent la monotonie de ce cordon dunaire. Au centre, une série d’estuaires (Rio Save, Rio Buzi, Rio Pungué) abritent un milieu fragile et complexe : la mangrove. Plus au nord, se succèdent d’immenses cocoteraies (Zambézie) et une côte principalement rocheuse où s’inscrivent deux remarquables baies (Nacala et Pemba), qui figurent au nombre des plus grands ports en eau profonde de la côte africaine. Au long de la côte, il faut signaler également les archipels de Bazaruto et des Quirimbas (réserves naturelles protégées), quelques îles éparses (Inhaca, île de Moçambique, Moma) et des récifs coralliens.
une zone de plateaux (altitude comprise entre 200 et 600 m), qui recouvre l’essentiel des provinces de Nampula et de Cabo Delgado (plateau makonde, de Mueda à Montepuez ), ainsi que le nord de la Zambézie (Gurué). Les terres, bien drainées, s’élèvent régulièrement d’est en ouest et constituent une région agricole fertile où émergent parfois d’impressionnants pains de sucre d’origine volcanique (inselbergs autour de Nampula notamment).
Une zone de hauts plateaux (600 à 1.000 m) au nord et à l’ouest de la vallée du Zambèze, qui culminent à 2436 m au Mont Binga, à la frontière du Zimbabwe.